Villefranche-du-Périgord, bastide médiévale au pays du châtaignier
Villefranche-du-Périgord - Dordogne
Cette bastide paisible du Périgord marie arcades médiévales, traditions marchandes et saveurs forestières. Autour de la halle, châtaignes, cèpes et patrimoine rural racontent une identité gourmande singulière.
Villefranche-du-Périgord, une bastide entre Périgord, Quercy et Agenais
À l’extrémité méridionale du Périgord Noir, Villefranche-du-Périgord offre une étape paisible entre patrimoine médiéval, forêts de châtaigniers et traditions gourmandes. Établie sur une crête, cette bastide française compte parmi les plus anciennes du Périgord et conserve un plan urbain régulier organisé autour de sa place centrale.
La visite s’effectue facilement à pied. Les maisons en pierre, les arcades autrefois occupées par les marchands, la halle et les ruelles composent un décor moins fréquenté que certaines grandes destinations périgourdines. Le village intéresse autant les amateurs d’architecture que les familles, les randonneurs et les voyageurs attirés par la châtaigne et le cèpe.
Une ville nouvelle fondée en 1261
La création de Villefranche est ordonnée par Alphonse de Poitiers, frère du roi Saint Louis. Une charte signée en 1261 organise l’établissement d’une ville nouvelle près de l’ancien hameau de Viel-Scieurac, sur une importante voie reliant les secteurs de Périgueux et de Cahors.
Comme les autres bastides du Sud-Ouest, la cité est conçue selon un urbanisme planifié. La place du marché forme le cœur économique et social, tandis que les rues se répartissent selon une trame régulière. La charte de franchises devait attirer de nouveaux habitants en leur accordant certains droits et avantages.
Le traité de 1279 place ensuite le territoire sous l’autorité des Plantagenêts. Des murailles sont élevées vers la fin du XIIIe siècle, puis la bastide subit les troubles de la guerre de Cent Ans. Louis XI confirme ses privilèges en 1463. Les guerres de Religion causent de nouveaux dégâts et sont probablement à l’origine de la disparition du château et du village antérieur. Les fortifications sont progressivement démantelées au XVIIIe siècle.
La place de la Halle et ses maisons à arcades
La place de la Halle constitue le meilleur point de départ. Elle est bordée de maisons des XIIIe et XIVe siècles dont les arcades rappellent l’intense activité marchande de la bastide. Des demeures des XVe et XVIe siècles complètent cet ensemble architectural.
La halle actuelle a été reconstruite en 1818. Soutenue par de puissantes colonnes de pierre, elle conserve d’anciennes mesures à grain, témoins des contrôles pratiqués lors des transactions. Elle continue d’accueillir marchés, rencontres et animations, perpétuant ainsi sa fonction originelle.
En parcourant les rues voisines, on peut également repérer la Tour des Consuls, datée du XVIe siècle, ainsi que différents vestiges rappelant l’organisation défensive de la ville. Un parcours de découverte permet de lire la bastide comme un livre d’urbanisme médiéval.
L’église Notre-Dame-de-l’Assomption
Une première église fut édifiée peu après la fondation de la ville, mais elle souffrit des conflits successifs. Après une reconstruction au début du XVIIe siècle, l’édifice fut de nouveau rebâti en 1864 selon les plans de Paul Abadie, architecte auquel on doit également le Sacré-Cœur de Montmartre.
L’église actuelle adopte un vocabulaire néo-roman. Elle conserve notamment une Vierge dorée, une croix de procession et des vitraux réalisés au début du XXe siècle par le peintre-verrier bordelais Gustave Pierre Dagrant.
La Maison du Châtaignier, du Marron et du Champignon
Villefranche-du-Périgord est considérée comme la capitale locale de la châtaigneraie. Installée auprès du bureau d’information touristique, la Maison du Châtaignier, du Marron et du Champignon explique l’histoire de cette ressource essentielle.
Cet écomusée, présenté comme unique en France, aborde l’exploitation du bois de châtaignier, les usages culinaires du fruit, les savoir-faire de la filière et la classification des champignons. Une visite prend environ une heure. Elle peut être prolongée par un parcours didactique fléché de 1,5 kilomètre consacré à l’arbre et à sa culture.
La Maison des Traditions Périgourdines complète cette approche en évoquant la vie quotidienne et les usages ruraux d’autrefois. Les périodes d’ouverture de ces espaces variant au fil de l’année, il est préférable de se renseigner avant la venue.
Le cèpe et la châtaigne, emblèmes du terroir
Les forêts environnantes ont profondément façonné l’identité de Villefranche. La châtaigne, longtemps surnommée « arbre à pain » en raison de son importance alimentaire, demeure associée à la cuisine, à l’artisanat et au paysage local.
La halle accueille également un célèbre marché aux cèpes lorsque les conditions météorologiques permettent leur pousse. Contrairement à un marché fixé longtemps à l’avance, son déclenchement dépend des récoltes : les visiteurs intéressés doivent vérifier son ouverture le jour même. Le marché hebdomadaire et les rendez-vous de producteurs permettent par ailleurs de découvrir les autres saveurs périgourdines.
À l’automne, une fête consacrée à la châtaigne, au cèpe et aux savoir-faire locaux anime traditionnellement la bastide. Marché, dégustations, châtaignes grillées, artisans et confréries rappellent alors le lien étroit entre le village et ses forêts.
Randonnées dans le Pays du Châtaignier
Plusieurs itinéraires partent du bourg vers les vergers et les bois. La Boucle de la Bastide permet notamment d’associer le patrimoine urbain à un panorama sur la cité et à la traversée de châtaigneraies. Une aire de pique-nique se trouve au départ du parcours.
D’autres chemins balisés sillonnent le Pays du Châtaignier. Pour une promenade confortable, mieux vaut prévoir des chaussures adaptées, de l’eau et une protection contre le soleil ou la pluie. Les animaux sont admis sur les itinéraires signalés, sous la responsabilité de leur accompagnateur.
Accès et conseils pratiques
Le centre ancien est accessible librement toute l’année et ne nécessite aucune réservation pour une promenade autonome. Les visites guidées, musées et animations suivent en revanche leur propre calendrier.
La commune se rejoint par la route départementale reliant les secteurs de Cahors et de Bergerac. Une halte TER portant le nom de Villefranche-du-Périgord est desservie sur l’axe Agen–Périgueux, mais elle se trouve en dehors du centre, sur la commune voisine de Loubejac : le trajet final doit donc être anticipé.
Une aire pour camping-cars est aménagée près du plan d’eau et des commerces. Elle fonctionne toute l’année et dispose de services d’eau, d’électricité et de vidange. Le bureau d’information touristique propose une boutique et une connexion Wi-Fi pendant ses périodes d’accueil.
Pour profiter pleinement de l’atmosphère, prévoyez une demi-journée en associant la place de la Halle, l’église, les espaces muséographiques et une courte promenade. Une journée entière permet d’ajouter une randonnée et un déjeuner autour des produits du terroir.
Poursuivre la découverte du Périgord Noir
Pour prolonger le séjour vers les grands sites de la région, découvrez les activités et visites autour de Sarlat-la-Canéda, entre cité médiévale, châteaux, jardins, canoë, fermes et saveurs périgourdines.
Dans le secteur de Belvès, le Château de Belvès constitue une autre étape patrimoniale, tandis que les Troglos de Belvès invitent à explorer une facette souterraine et insolite de l’histoire locale.
Enfants & famille
- Convient aux enfants 7-12 ans
- Convient aux ados 13-17 ans

Animaux
- Oui
Villefranche-du-Périgord participe au rendez-vous interrégional célébrant l’histoire, le patrimoine et la convivialité des bastides de Dordogne et du Lot-et-Garonne.
Du 24 au 25 octobre 2026
Où se trouve Villefranche-du-Périgord ?
Autres activités à proximité(3)

Guide de poche intelligent
L'appli gratuite qui trouve les meilleures idées de sorties
Fiche créée le 01/10/2025, dernière mise à jour le 01/10/2025.




