Musée du Liège et du Bouchon à Mézin, comprendre l’industrie qui a façonné l’Albret
Mézin - Lot-et-Garonne
À Mézin, le Musée du Liège et du Bouchon raconte comment une écorce a façonné tout un territoire. Forêt reconstituée, machines, atelier artisanal, manipulations et témoignages font revivre l’âge d’or des bouchonneries tout en explorant les usages actuels du liège.
Musée du Liège et du Bouchon : la mémoire industrielle de Mézin
À Mézin, le Musée du Liège et du Bouchon raconte comment un matériau naturel a façonné l’économie, les paysages et la vie sociale de l’Albret. De l’écorçage du chêne-liège à la fabrication mécanisée de millions de bouchons, la visite fait revivre un savoir-faire aujourd’hui disparu de la commune, mais longtemps essentiel à son identité.
Outils, machines, photographies, archives et objets du quotidien composent un parcours à la fois historique, technique et écologique. L’établissement bénéficie depuis 2006 de l’appellation Musée de France, reconnaissance de l’intérêt scientifique national de ses collections.
Quand Mézin vivait au rythme des bouchonneries
L’exploitation du liège se développe en Albret à partir du XVIIIe siècle. Située aux marges de la forêt des Landes de Gascogne, la région possédait alors des chênes-lièges dont l’écorce alimentait les premiers ateliers. Lorsque cette culture locale recula au XIXe siècle au profit du pin maritime, les fabricants firent venir leur matière première de Kabylie, puis d’Espagne et du Portugal.
La transformation continua pourtant de prospérer grâce aux ouvriers, aux machines et au savoir-faire déjà implantés. En 1906, 35 bouchonneries fonctionnaient dans la seule ville de Mézin. Dans les années 1920 et 1930, les fabriques locales produisaient chaque semaine plusieurs millions de bouchons, soit environ 230 millions par an.
L’arrivée de l’électricité favorisa la mécanisation et l’augmentation des volumes, mais exigea des investissements que les petits ateliers ne pouvaient pas toujours supporter. La production se concentra progressivement dans quelques usines. Après la Seconde Guerre mondiale, la concurrence étrangère, les nouveaux matériaux et l’évolution du marché accélérèrent le déclin. La dernière bouchonnerie de Mézin ferma en 2009.
Un musée créé par les anciens du métier
Face à la disparition progressive des fabriques, des habitants, ouvriers et bénévoles entreprirent de sauver les traces de cette histoire. Ils collectèrent des outils, des machines, des photographies, des archives et des objets appartenant aux bouchonniers.
Le premier musée ouvrit en 1983 dans une ancienne école désaffectée. Une importante restructuration permit ensuite de créer le parcours actuel. Les collections sont donc bien davantage qu’un rassemblement de machines : elles résultent d’un travail collectif de transmission mené par des personnes directement liées à l’industrie locale.
Du chêne-liège au bouchon terminé
Le parcours présente toutes les étapes nécessaires pour passer de l’écorce brute au produit fini. Le visiteur découvre d’abord le Quercus suber, ou chêne-liège, puis les gestes précis de la levée de l’écorce. Cette opération doit préserver l’arbre afin qu’il puisse reformer progressivement sa couche protectrice.
Le liège est ensuite trié, préparé et découpé. Les outils manuels laissent peu à peu place aux machines, illustrant le passage de l’artisanat à la production industrielle. Près d’une centaine d’objets et d’équipements provenant de bouchonneries actives entre la fin du XIXe et le milieu du XXe siècle permettent d’observer cette évolution.
- outils utilisés pour l’écorçage et la préparation de la matière ;
- couteaux, emporte-pièces et instruments de calibrage ;
- machines de découpe et de façonnage ;
- équipements liés au tri et au conditionnement ;
- photographies et archives consacrées au travail dans les fabriques ;
- objets témoignant de la vie quotidienne des ouvriers.
Les dimensions et les formes variaient selon l’usage : bouteilles de vin, récipients pharmaceutiques, flacons ou applications industrielles. Le parcours montre ainsi que le bouchon familier cache une longue chaîne de gestes spécialisés.
Une visite interactive pour petits et grands
Plusieurs modes de découverte sont disponibles. Un audioguide accompagne la visite, tandis que des tablettes proposent une approche en musique et en gestuelle. Des versions en plusieurs langues facilitent l’accueil des visiteurs étrangers.
Les familles peuvent suivre l’enquête « Sur les pas de Robert, bouchonnier ». À partir d’une lettre retrouvée dans une ancienne fabrique, il faut recueillir des indices et reconstituer un pan de l’histoire industrielle locale. Cette médiation transforme les collections techniques en récit accessible aux enfants.
Pendant les vacances scolaires, le musée organise également des ateliers créatifs, artistiques ou consacrés à la nature. Les activités scolaires sont adaptées de la maternelle au lycée et associent manipulations, observations et expériences autour de l’histoire, des sciences, de la géographie et du développement durable.
Le liège, un matériau toujours actuel
Le musée ne s’arrête pas à l’histoire du bouchon. Il présente aussi les propriétés contemporaines du liège : légèreté, élasticité, capacité d’isolation et possibilités de recyclage. Le matériau se retrouve dans des bijoux, des objets décoratifs, des équipements techniques, des revêtements et même certaines applications aérospatiales.
Un programme de collecte permet de déposer des bouchons en liège brut ou aggloméré dans différents points de l’Albret. La matière récupérée est acheminée vers une entreprise des Landes, puis transformée en objets, isolants ou revêtements. Cette filière contribue également au financement de la recherche contre le cancer.
Chaque automne, des campagnes de plantation participent au retour du chêne-liège sur ses terres historiques. Le musée organise aussi, selon sa programmation estivale, des démonstrations de levée d’écorce dans les forêts environnantes et des balades consacrées à la biodiversité.
Tarifs, réservation et conseils de visite
L’entrée individuelle coûte environ 5 €, avec un tarif réduit autour de 4 €. L’accès est gratuit pour les enfants de moins de 12 ans ainsi que pour les habitants de Mézin munis d’un justificatif. Les ateliers sont généralement proposés autour de 6 €.
La visite libre ne nécessite pas de réservation. En revanche, les groupes d’au moins dix personnes, les scolaires et les participants aux ateliers doivent réserver. Pour une première découverte, il est conseillé de prévoir suffisamment de temps pour essayer les outils de médiation et examiner les machines, dont les mécanismes sont souvent plus parlants que leur seule apparence.
Le musée ouvre pendant une saison allant du printemps à l’automne, avec des amplitudes variables selon les mois. La billetterie ferme avant les salles : mieux vaut ne pas arriver en toute fin de journée. Les animaux de compagnie ne sont pas admis.
Accessibilité et services sur place
Le parcours est annoncé accessible en fauteuil roulant en autonomie. Un ascenseur dessert les différents espaces et une place de stationnement réservée aux personnes à mobilité réduite est aménagée devant le musée. Des outils et parcours adaptés aux différents handicaps sont disponibles à l’accueil.
Une boutique, des toilettes et une aire de pique-nique complètent la visite. Les règlements peuvent être effectués par carte bancaire, chèque ou espèces. Le musée est climatisé, ce qui constitue un avantage appréciable pendant les journées chaudes.
Accès et découverte de l’Albret
Un parking se trouve près de l’hôtel de ville, à environ cinquante mètres à pied de l’entrée. Une zone dédiée permet également la dépose des groupes voyageant en autocar. Les cyclistes disposent d’un espace de stationnement installé devant le musée.
La visite peut s’intégrer à une journée consacrée au patrimoine rural et artisanal du sud du Lot-et-Garonne. Pour poursuivre l’exploration du département, le guide des activités et sorties en famille autour d’Agen réunit parcs, patrimoine, promenades au bord de la Garonne et expériences sportives.
Enfants & famille
- Convient aux enfants 4-6 ans
- Convient aux enfants 7-12 ans
- Convient aux ados 13-17 ans
- Poussette OK
- Animations enfants

Modes de paiement
- Carte bancaire
- Chèque
- Espèces
- Paiement sur place
Animaux
- Non
Horaires d'ouverture
Les horaires peuvent varier selon la saison
- 1 avr. – 30 juin13:00 – 17:00
- 1 juil. – 31 juil.Variable selon le jour
- 1 août – 31 aoûtVariable selon le jour
- 1 sept. – 30 sept.Variable selon le jour
- 1 oct. – 31 oct.13:00 – 17:00
Voir le détail par jour
- Lundi13:00 – 17:00
- Mardi13:00 – 17:00
- Mercredi13:00 – 17:00
- Jeudi13:00 – 17:00
- Vendredi13:00 – 17:00
- SamediFermé
- DimancheFermé
- Lundi10:00 – 12:30, 13:30 – 18:00
- Mardi10:00 – 12:30, 13:30 – 18:00
- Mercredi10:00 – 12:30, 13:30 – 18:00
- Jeudi10:00 – 12:30, 13:30 – 18:00
- Vendredi10:00 – 12:30, 13:30 – 18:00
- SamediFermé
- DimancheFermé
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- Mardi10:00 – 12:30, 13:30 – 18:00
- Mercredi10:00 – 12:30, 13:30 – 18:00
- Jeudi10:00 – 12:30, 13:30 – 18:00
- Vendredi10:00 – 12:30, 13:30 – 18:00
- SamediFermé
- Dimanche10:00 – 12:30, 13:30 – 18:00
- Lundi10:00 – 12:30, 13:30 – 18:00
- Mardi10:00 – 12:30, 13:30 – 18:00
- Mercredi10:00 – 12:30, 13:30 – 18:00
- Jeudi10:00 – 12:30, 13:30 – 18:00
- Vendredi10:00 – 12:30, 13:30 – 18:00
- SamediFermé
- DimancheFermé
- Lundi13:00 – 17:00
- Mardi13:00 – 17:00
- Mercredi13:00 – 17:00
- Jeudi13:00 – 17:00
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Où se trouve Musée du Liège et du Bouchon ?
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Fiche créée le 22/05/2025, dernière mise à jour le 19/07/2026.






